Les cinéastes de demain à Biarritz !

les masters du doc 2015

 

Jeudi matin, à la médiathèque de Biarritz, avaient lieu les 4ème rencontres des Masters du Doc du FIPA.

Pour l’occasion les différentes formations universitaires aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel se sont retrouvées afin d’organiser une projection des films étudiants réalisés au cours des années 2013/2014.

Ce rendez-vous apparaît comme l’opportunité de mettre sur le devant de la scène les cinéastes de demain à travers un festival hautement médiatisé.

 

Dès 10 heures, la salle de projection a été prise d’assaut par de nombreux étudiants mais malheureusement peu de professionnels, comme l’explique Nina Bazin ancienne étudiante du Master professionnel « Métiers du film documentaire » (Aix-Marseille université) qui a présentée son film « Les travailleurs de la mort ».

Cependant cette rencontre a permis de nombreux échanges entre les murs de la médiathèque mais également en dehors. Une certaine énergie s’exprimait à la fin de la projection des documentaires présentés. Agréable sensation de ressentir un élan d’enthousiasme et de solidarité chez les réalisateurs de demain comme nous l’explique Anne-Lyse, étudiante à Bordeaux, « il est agréable de voir tous ces jeunes professionnels se mobiliser afin de créer le cinéma de demain ! ».

Quelques enseignants sont venus voir le travail de leurs étudiants. Baudouin Koenig, enseignant à l’université Aix-Marseille, explique que « le réseau de demain, il faut le créer aujourd’hui ! […] le talent des uns et des autres compte mais également le réseau. »

Sur le parvis de la médiathèque, les discussions fusent.

Samuel Thomas, de l’université d’Evry-Val d’Essonne, a présenté son film « Rituels singuliers » ce matin à la médiathèque. « Une boucle est bouclée ! », s’exclame Samuel qui était là l’année dernière en temps qu’étudiant et qui m’explique que cette projection est une finalité. Heureux de voir un tel engouement des jeunes réalisateurs, il va pouvoir maintenant se concentrer sur la diffusion de son film dans différents festivals.

Une certaine synergie se dégage de cet événement mais cela n’est pas encore suffisant. De par le lieu de projection, l’horaire et les films projetés au même moment, les jeunes réalisateurs n’ont pas une visibilité à la hauteur de leur talent.

Nina nous explique que « la médiathèque est une petite salle un peu en marge et je ne sais pas si beaucoup de gens s’y déplacent » mais c’est déjà une belle opportunité pour elle. Equipée de sa carte de visite, elle va à la rencontre des réalisateurs et des diffuseurs, l’enjeu est maintenant de créer son réseau et d’offrir une vie à son film.

En résumé, pas de frustration pour ces jeunes réalisateurs mais juste une envie de conquérir le cinéma. On a bien compris aujourd’hui que le cinéma de demain se trouve entre leurs mains et nous espérons qu’un jour ces cinéastes se retrouvent en compétition au FIPA .

.Paul Leverd.

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